*Syndrome prémenstruel*

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Chaque mois c’est pareil. 1 ou 2 journées avant mes règles je suis prise de pensées négatives. Je suis à fleur de peau, réagis au quart de tour et un petit problème ou la moindre frustration prend des proportions démesurées dans ma tête.

Je ne me posais pas plus de questions que ça jusqu’a la lecture de cet article sur Rue89: Vague noire juste avant les règles : « Non, je ne suis pas folle ».

Apparemment ça s’appelle le syndrome prémenstruel et il pourrait s’expliquer de cette façon: »C’est un syndrome de manque, de sevrage, lié au manque d’œstrogènes. »[…]. Au cours de la première phase du cycle, les œstrogènes sont produits en quantité pour préparer et déclencher l’ovulation. En l’absence de fécondation, le taux d’hormones chute brutalement et provoque les premiers saignements. C’est dans cette seconde phase que le cerveau peut souffrir d’un manque. »

Encore là, il faudrait aller plus loin dans la réflexion pour avoir une idée précise de la chose.

Quoiqu’il en soit, toutes les femmes ne subissent pas ce syndrome ou tout du moins pas de la même façon.
Pour ma part j’ai commencé à le ressentir a l’arrêt de la pilule. Je peux très bien démarrer la journée du bon pied, mais une seule contrariété fait exploser mon cerveau et me donne envie de pleurer et d’arracher la tête de toutes les personnes qui sont autour de moi. J’ai également fini par croire que tous mes problèmes me tombaient dessus au même moment, aggravant ma déprime passagère.

Le pire dans tout ça c’est d’y repenser quelques jours plus tard en me demandant pourquoi je me suis sentie à ce point aussi mal alors qu’en temps normal j’arrive plutôt bien à gérer mes petits problèmes.

Finalement ce qui me déplait dans tout ça sont ceux qui abusent du “mais pourquoi tu t’énerves comme ça t’as tes règles?”. Comme si la femme ne pouvait justifier sa colère que par le fait d’avoir ses règles. Merci mais rien à voir! Je peux être contrariée, vexée et en colère pour de bonnes raisons et ce n’importe quand.

Quand j’ai pu mettre des mots sur le pourquoi du comment de mon état de déprime, je me suis dit que je pouvais l’apprivoiser et accepter cette vague d’émotions négatives m’envahir. Je ne sais pas encore si je peux lutter contre ni comment, mais je vais apprendre à la connaitre et lui parler.

Une lectrice de Rue89 décrit très bien ce passage à vide: « Je reçois les informations qui déclenchent l’empathie comme des vérités brûlantes de souffrance, m’envahissant comme une grande onde de chagrin extrême qui ôterait toute notion d’espoir.“

Le plus fou? C’est que le syndrome prémenstruel s’en va comme il est arrivé, en un éclair.

Allez, on se retrouve le mois prochain 

Alice