*SOPHIA AMORUSO*

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 #GIRLBOSS est un livre féministe, et Nasty Gal est une entreprise féministe au sens où je vous encourage, vous en tant que fille, à être qui vous voulez et faire ce que vous voulez. Ça ne veut pas dire que je fais partie de Femen ou que j’impute aux hommes la responsabilité de mes déboires.

A aucun moment de ma vie je n’ai pensé qu’être une fille représentait un obstacle […]. Je suis bien consciente que des générations de femmes se sont battues pour des droits que je tiens, moi, pour acquis. Je sais aussi que dans d’autres parties du monde un livre comme celui-ci ne verrait jamais le jour.
Je crois que le meilleur moyen de rendre hommage au passé et au futur des droits de la femme est de se bouger et d’être entreprenante. Au lieu de rester assise à discourir sur combien je me sens concernée, je préfère me démener pour le démonter. »

Et BAM !
sources : LIVRE #GIRLBOSS !


#1 Marie – la découverte du radium

Mais qui est cette Marie Curie qui reçu deux Nobel quand aucune femme n’en avait jamais reçu ?

Marie Curie est la première femme à recevoir le prix Nobel de physique et le prix Nobel de chimie.

Voici son portrait: 

Marie Sklodowska, de son nom de jeune fille, est passionnée de sciences. Elle décida d’y consacrer sa vie. Elle naît à Varsovie, en 1867, alors territoire de l’empire russe, dans une famille d’enseignants.

A cette époque, les études universitaires sont interdites aux femmes. Brillante, elle décide alors de rejoindre l’Université volante illégale, qui instruit les jeunes de l’époque hors du cadre stricte de la russification.

Grâce à son travail d’institutrice, elle économise dans le but de rejoindre sa soeur à Paris. Dès sont arrivée en 1891, elle s’inscrit à la faculté des sciences où elle étudie les mathématiques et la physique.

Douée, elle se fait alors remarquer par Gabriel Lippmann, son professeur : elle intègre son  laboratoire de recherches sur l’aimantation des aciers. Elle y rencontre Pierre Curie ,le spécialiste du magnétisme de la matière… quelques années plus tard, leur mariage fut célébré.

Passionnée, elle consacre son temps à la recherche. Elle sort première du concours de l’agrégation de l’enseignement supérieur, en 1896.

Un an plus tard, leur fille Irène, vit le jour. Pourtant, Marie continue ses recherches et se lance dans une thèse sur la radioactivité.

la même année, elle s’intéresse à la découverte des rayons X par le physicien allemand Wilhelm Rontgen, celle-ci étant concomitante avec celle d’Henri Becquerel sur le rayonnement des sels d’uranium capables de traverser la matière. Marie baptisa ce phénomène la radioactivité. De découvertes en découvertes, après des années de travail acharné, elle découvre avec son mari le polonium et le radium, un million de fois plus actifs que l’uranium.

En 1903, elle soutient sa thèse Recherches sur les substances radioactives et reçoit la médaille Davy de la Royal Society de Londres pour la récompenser de son travail. La même année, elle reçoit le Nobel de physique avec Henri Becquerel et Pierre Curie. Pourtant …son nom n’apparaissait pas au début : il a fallu l’indiscrétion d’un académicien suédois et l’autorité de son mari pour que son nom soit reconnu dans ces travaux !

L’année suivante, elle donne naissance à sa seconde fille.

En 1906, Pierre meurt, renversé par une voiture à cheval … détruire, Marie travaille encore plus et reprend alors le poste de son marie pour devenir la première femme professeur à la Sorbonne.

En 1911, elle obtient un deuxième prix Nobel, de chimie, pour sa contribution sur le polonium et le radium. Elle continue ses travaux au congrès de Solvay, une conférence scientifique de très haut niveau où elle côtoie de nombreux physiciens auxquels elle restera liée.

La première guerre mondiale éclate alors qu’elle s’installe dans son laboratoire de l’Institut du radium. Elle souhaite apporter sa contribution à cette guerre : Ce seront les « Petites curies », unités radiologiques mobiles qui permettent aux chirurgiens sur le front de détecter où sont situés les éclats d’obus et balles sur les blessés.

La fin de la guerre arrive et Marie et sa fille retournent au laboratoire: pourtant, l’argent pour leurs recherchent commencent à manquer. Une journaliste américaine lance alors une souscription auprès des femmes de son pays : elles réussiront à obtenir un gramme de radium et un second en 1929 qu’elle donnera à l’université de Varsovie.

Atteinte d’une leucémie due à son exposition aux éléments radioactifs, Marie décède en juillet 1934. Le 4ème prix Nobel est attribué à la fille Irène et son gendre le 14 novembre 1935.


*Entretien Annick Cojean – droits des femmes*

L’an dernier, la Mexicaine Miroslava Breach (54ans) et Gauri Lankesh (55 ans), sa consoeur Indienne, sont tuées pour s’être intéressées de trop près aux conditions des femmes dans leurs pays.

Aussi, Reporters sans frontières annonce qu’entre 2016 et 2017, plus de 60 autres journalistes dans le monde auraient été victimes de violence pour les mêmes raisons.

Annick Cojen, journaliste Le Monde nous alerte après s’être intéressée à la dangerosité de couvrir la question de la condition féminine.

Voici son interview, à retrouver dans le magasine Grazia.

« Traiter du droit des femmes dans les médias c’est donc, encore se mettre en danger. Pourquoi ? 

Dans les pays comme la Syrie ou la Libye, il y a une vraie chape de plomb autour de certaines questions, comme celle du viol. Personne ne veut en entendre parler, même en France. On peut passer des mois à couvrir une guerre sans jamais évoquer les femmes! C’est en train de changer, mais on aurait tort de s’en réjouir trop vite …

Pour quelles raisons ? 

Certains rédacteurs en chef abordent enfin ces sujets depuis l’affaire Weinstein. Mais il y a trop d’opportunisme. Les médias occidentaux ne doivent pas seulement couvrir ces problèmes, ils doivent aussi anticiper, jouer un rôle moteur pour ne pas laisser retomber ce mouvement historique. Il ne faut pas se contenter de l’écume des choses, il faut creuser. »

Marine.